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David Darmon, Membre du Directoire

Quel est votre parcours chez Wendel ?

DD. J’ai rejoint Wendel en 2005. Au cours des quatorze dernières années, j’ai acquis une bonne connaissance du Groupe et de sa gouvernance en occupant, notamment, des postes en France et à l’étranger, et diverses fonctions dans le métier de l’investissement et au service du Conseil de surveillance. Au sein de l’équipe d’investissement, j’ai participé à de nombreux investissements, au suivi de la performance ou aux cessions de groupes à forte croissance tels que Deutsch, CSP Technologies, Allied Universal, Crisis Prevention Institute et Stallergenes. Avec Stéphanie Besnier, nous avons travaillé en étroite collaboration sur le lancement du Wendel Lab, avec plusieurs investissements dans les fonds gérés par les équipes américaines d’Innovation Endeavors. 

En 2013, je suis parti aux États-Unis pour ouvrir le bureau de Wendel à New York. C’était un véritable défi car le marché de l’investissement aux États-Unis est très concurrentiel même si nous y avions déjà réalisé un premier investissement particulièrement réussi avec Deutsch en 2006. J’y ai recruté progressivement une équipe de professionnels de grands talents. Adam Reinmann, désormais CEO de notre bureau américain, fait partie de ceux qui ont relevé le défi. Depuis son implantation aux États-Unis, Wendel y a investi plus d’1,5 milliard de dollars.

Quel regard portez-vous sur le marché américain ? Quels sont les atouts de Wendel sur ce marché ?

DD. Ce qui frappe le plus quand on regarde le marché américain c’est sa profondeur, que ce soit en nombre d’opérations ou en diversité des intervenants. Le marché américain est le marché où l’activité d’investissement est la plus développée au monde, la concurrence y est donc très importante. En six ans, Wendel est parvenue à se faire un nom sur le continent américain. Nous y avons réalisé de très belles opérations avec notre savoir-faire qui mise sur un partenariat de long terme avec les équipes dirigeantes en accélérant les investissements créateurs de valeur sur la durée (R&D et capex de croissance). Nous avons pu soutenir des équipes d’entrepreneurs ambitieuses en leur apportant des fonds propres significatifs pour leur croissance externe et un nouvel horizon pour leur développement.

Ainsi, en quatre ans, nous avons accompagné la création du leader de la sécurité en Amérique du Nord. Avec l’appui de Wendel, Steve Jones, CEO d’Allied Universal, a pu investir massivement dans le développement de solutions technologique tout en consolidant fortement l’industrie au travers d’une douzaine d’acquisitions, dont deux opérations à plus d’un milliard de valeur d’entreprise chacune !

Wendel a déjà pu recevoir 721 millions de dollars pour la cession partielle de ses titres tout en continuant à être investisseur d’Allied Universal et en siégeant à son Conseil d’administration pour les années à venir. 

Quelles sont vos ambitions pour Wendel ? 

DD. Nous ambitionnons d’avoir une collection de très belles sociétés solides et performantes en ligne avec nos valeurs d’investisseur de long terme. 

Avec André François-Poncet, nous attachons une importance particulière à réaliser des investissements de qualité, c’est-à-dire qui offrent à la fois de belles perspectives de croissance et une certaine résistance aux retournements de cycle, tout en contribuant à améliorer la vie de tous ou la qualité de notre environnement. L’acquisition récente de Crisis Prevention Institute s’inscrit parfaitement dans cette démarche.

Nous partageons aussi la conviction que pour créer de la valeur durable nous devons nous engager pleinement aux cotés des équipes des sociétés dans lesquelles nous investissons. Nous nous voyons comme des partenaires de confiance de nos entreprises, mais aussi de tous nos actionnaires. 

Crédits : Henrike Stahl

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